Les traitements

ÉPILEPSIE

Symptômes de l'épilepsie Traitement de l'épilepsie VIDÉOS sur l'épilepsie

L’épilepsie est essentiellement caractérisée par des convulsions subites provoquées par des modifications brèves et soudaines de l’activité électrique du cerveau. La personne peut tomber au sol et ressentir des contractions musculaires spasmodiques (mais ces symptômes n’ont pas forcément lieu).

Les convulsions sont le résultat de décharges élevées d'activités électriques anormales qui apparaissent brutalement dans beaucoup de cellules nerveuses du cerveau.

L’épilepsie ne présente pas forcément des convulsions ou un état d’inconscience. Certaines crises se caractérisent par des hallucinations visuelles ou de l‘odorat, de l’émotivité inhabituelle, ou des gestes répétitifs accompagnés d’une indifférence en présence de l’entourage.
Dans la majorité des cas, une personne épileptique bien traitée mènera une vie quasi normale. L’épilepsie peut être à vie, mais quelques personnes pourront un jour ne plus avoir de crises.

Chiffres de l’épilepsie

L'épilepsie survient avant l'âge de 25 ans chez 1% des  personnes. 2 % de la population souffrira d’épilepsie entre l’âge de 25 et 75 ans.

Causes de l’épilepsie

L'épilepsie s’apparente plus à un symptôme qu’à une pathologie. En effet, c’est un trouble des fonctions cérébrales engendré par différents mécanismes pathologiques. L'épilepsie survient à l'âge adulte et résulte souvent d'une atteinte locale : cerveau mal irrigué par le sang, tumeur cérébrale ou une blessure passée à la tête. Pour les enfants, l'épilepsie peut trouver sa source dans une méningite contractée durant la prime enfance, ou à des troubles du développement cérébral, mais elle est généralement due à l’hérédité.

Les phénomènes précis qui apparaissent dans le cerveau durant une crise d’épilepsie sont mal connus. Les personnes touchées remarquent que des événements spécifiques déclenchent les crises, comme :

- une insomnie.
- l'alcool, la cocaïne, etc.
- une hyperventilation.
- les lumières qui clignotent ou stroboscopiques.
- des perturbations hormonales.

L'épilepsie cataméniale apparaît à un moment précis du cycle menstruel chez la femme. Elle apparaît généralement pendant l'ovulation ou juste avant le début des règles. Les convulsions seraient engendrées par les œstrogènes et la progestérone permettrait de les prévenir. Ce serait l’explication au fait que les premières convulsions pour certaines femmes apparaissent au début de la puberté quand les œstrogènes sont omniprésents.

Différentes formes de crises d'épilepsie

La classification des crises d'épilepsie se fait à partir de caractéristiques spécifiques.
Les crises d’épilepsie partielles ou localisées atteignent une petite zone du cerveau et les symptômes varient selon la zone atteinte :

la crise d’épilepsie partielle simple 

Elle ne provoque pas d’évanouissement ni d’état de conscience altéré. La personne peut avoir des spasmes au bras ou à la jambe, un tic au niveau du visage, un trouble visuel à la vue de lumières clignotantes ou inhaler une odeur bizarre. Généralement, les convulsions débutent dans une main ou au niveau du visage avant d’atteindre d'autres régions du corps. Il peut y avoir une exacerbation du goût et de l’odorat.

la crise d’épilepsie partielle complexe

L'état de conscience est altéré ou absent. La personne peut ne pas être consciente du lieu où elle est, et peut durer d’1 à 2 minutes. Elle peut présenter un regard fixe, émettre des sons inintelligibles ou bouger des membres de manière saccadée et involontaire. Ensuite, elle sera certainement confuse durant plusieurs minutes. Les personnes qui traversent une crise d’épilepsie partielle complexe peuvent porter des coups sans le vouloir aux personnes qui veulent les maîtriser.

Les crises d’épilepsie généralisées atteignent davantage le cerveau que les crises partielles :

- les crises d’épilepsie tonico-cloniques ou grand mal engendrent une chute par terre, une perte de conscience, et des spasmes des muscles sur tout le corps durant 1 ou 2 minutes. Il peut aussi y avoir une incontinence urinaire durant la crise. Une fois revenue à elle-même, la personne touchée peut ressentir beaucoup de fatigue et être confuse. Une crise d’épilepsie partielle peut se transformer en crise tonico-clonique.
- l'absence épileptique ou petit mal apparaît essentiellement chez les enfants et provoque une perte de conscience de dix à trente secondes avec des battements de paupières rapides et permanents. Les enfants ne chutent pas par terre, mais ils sont désorientés dans l’espace et ne se souviennent plus de ce qui s'est passé durant la crise.
- les crises d’épilepsie myocloniques sont caractérisées par des contractions musculaires de moins d'une seconde. La personne reste consciente mais peut laisser s’échapper ce qu'elle tient dans ses mains.
- les crises d’épilepsie atoniques ou akinétiques se manifestent par une perte momentanée de la posture, provoquant une chute du corps, sans perte de conscience. Cela provoque généralement des blessures, car les crises apparaissent sans prévenir.
- les spasmes infantiles ne concernent que les nourrissons. Ils penchent subitement le corps vers l'avant. Les crises peuvent s’enchaîner mais ne durent que quelques secondes. Le nourrisson pleure beaucoup par la suite et les enfants sont généralement touchés, plus tard, par d'autres formes de crises.
- les crises fébriles, très courantes pendant l'enfance atteignent 4% des enfants de moins de 5 ans. L'enfant présente de la fièvre et fait une crise tonico-clonique. La crise est généralement unique et de courte durée. Il est important de consulter rapidement un médecin pour être sûr qu’il ne s’agisse pas d’une méningite.

L'épilepsie provoque des complications des organes sexuels et de la reproduction. Près d’1 homme sur 3 épileptique est atteint d’un dysfonctionnement de l’érection et de nombreuses femmes épileptiques sont touchées par une sécheresse vaginale, des contractions douloureuses pendant les rapports sexuels, ou d'une libido diminuée. Ces perturbations sont très courantes chez les personnes atteintes de crises d’épilepsie partielles complexes qui se situent dans le lobe temporel du cerveau.
1 nourrisson sur 5 né de mère épileptique est touché d'une malformation natale alors que ce taux est de 2,5 % pour le reste de la population. Les médicaments contre l’épilepsie sont en partie la cause de ces cas en plus. Les malformations peuvent être légères ou facilement rectifiées par chirurgie même si des malformations plus importantes peuvent aussi apparaître.

Diagnostic de l’épilepsie

Les personnes qui ont l’impression d’avoir eu une crise d’épilepsie ou qui pensent que leur enfant en a fait une, doivent aller voir un médecin. Il pourra poser des questions, mais le test de dépistage de l'épilepsie est l'électroencéphalogramme qui permettra de mesurer l'activité électrique du cerveau. Cet examen n’est pas douloureux et peut même être réalisé durant le sommeil.
Une tomodensitographie, une tomographie et une IRM permettent d’avoir des images en détails du cerveau. Elles sont primordiales pour détecter des traumatismes, des tumeurs, un abcès ou une méningite qui seraient à l’origine de l'épilepsie.

Facteurs de risque de l’épilepsie

- le stress, des émotions intenses, une lumière clignotante, un sommeil insuffisant, une hypoglycémie, la consommation de drogues, le sevrage d’alcool.
- antécédents familiaux d’épilepsie.
- Avoir déjà contracté une méningite, une encéphalite, un traumatisme crânien grave ou un AVC.

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